Pourquoi il n’y a pas de bouton « tout approuver »
C’est la fonctionnalité qu’on nous demande le plus souvent. Elle n’existe nulle part dans le produit, et ce n’est pas un oubli : la base de données la rend impossible.
2 min de lectureOrlio
Un outil de publication assistée par IA a un problème de confiance, et il est réel : à un moment, quelque chose part sous votre nom sans que vous l’ayez lu.
La réponse habituelle est une case à cocher « publication automatique », assortie d’un paragraphe rassurant. La nôtre est différente, et elle est ennuyeuse : il faut lire, et il faut approuver, un contenu à la fois.
Ce que la base exige
Un contenu ne passe à l’état « planifié » qu’accompagné de trois choses :
- le nom de la personne qui a approuvé ;
- l’heure de son geste ;
- l’empreinte du texte qu’elle avait sous les yeux.
Ces trois colonnes ne sont pas facultatives, et la transition d’état est refusée sans elles. Pas par l’interface : par une contrainte du schéma.
Pourquoi dans le schéma, et pas dans le code
Parce qu’un contrôle dans le code protège les chemins auxquels on a pensé.
Une application vit des années. Elle gagne un import en masse, une reprise après incident, une file d’attente, une correction faite à la main un dimanche soir. Chacune de ces voies est une occasion d’écrire dans la table sans passer par l’écran qui vérifie. Le contrôle placé dans l’écran ne les voit pas.
La contrainte placée dans la base les voit toutes. Y compris celles que nous écrirons nous-mêmes dans trois ans, en ayant oublié cette règle.
Il y a une conséquence que nous assumons : nous ne pouvons pas contourner cette règle non plus. Si un client nous demandait une dérogation, il faudrait une migration de base, versionnée, visible. Ce n’est pas une posture. C’est ce qui rend la promesse vérifiable.
L’empreinte, et ce qu’elle attrape
C’est la partie la moins intuitive, et la plus utile.
L’empreinte est calculée sur le texte affiché au moment de l’approbation. Si le contenu est modifié après coup — par un autre utilisateur, par une régénération, par un script — l’empreinte enregistrée ne correspond plus à ce qui est sur le point de partir.
La publication est alors refusée, et l’écran dit pourquoi.
Sans cette empreinte, « approuvé par Marie à 14 h 02 » ne prouve rien du tout : il prouve que Marie a cliqué, pas qu’elle a lu ceci.
Ce que ça coûte
De l’ennui. Vingt contenus à publier, c’est vingt lectures et vingt gestes. Nous n’avons pas de moyen honnête de rendre ça plus rapide, et nous n’en cherchons pas.
Ce que ça achète : le jour où un contenu maladroit sort, vous savez qui l’a lu, quand, et exactement dans quel état. C’est la seule chose qui compte à ce moment-là.
Ce que nous accélérons, en revanche
Tout le reste. Écrire les propositions, les décliner par réseau, les répartir dans le temps selon votre cadence, préparer les visuels, remonter les métriques avec leur dénominateur.
Le geste d’approbation est le seul que nous refusons d’automatiser. C’est celui qui engage votre nom.